Archives de la catégorie ‘Actualité’

David Leclabart enfile la blouse chez TBWA, Carnet

Vendredi, 24 février 2012 |

D’ici à quelques jours, David Leclabart, trente-quatre ans, nouveau directeur général de TBWA Paris aux côtés de Luc Bourgery, fera une expérience inédite. Tel le patron d’Ucar filmé au bas de l’échelle dans l’émission de M6 « Patron incognito », il se glissera trois jours dans la peau d’un « équipier » derrière le comptoir d’un restaurant McDonald’s. Au menu : blouse blanche, gants en latex et travail assidu « pour comprendre un McDo de l’intérieur ». Seule différence, de taille : aucune caméra de télévision ne saisira le moindre instant de cette plongée dans l’univers du tycoon du hamburger, par ailleurs budget historique de l’agence TBWA, qui le partage avec BETC. Quelques semaines plus tard, il réitérera l’expérience, cette fois chez GMF, autre compte clef de l’agence. La télé-réalité a finalement des mérites inattendus.

Mais c’est aussi
l’occasion de découvrir l’une des facettes de David Leclabart, le très discret fils et neveu de Jérôme et Vincent Leclabart, respectivement directeur de création et président d’Australie : « Je suis tombé dans la marmite de la pub, mais sans savoir véritablement à quoi ressemblait cette marmite ! Mon père et mon oncle donnaient l’impression de s’amuser. C’est vraiment en bossant que j’ai compris la réalité de leur métier », indique ce jeune homme sage, issu de l’ouest parisien, tendance « bourgeoisie lambda de province », et qu’accompagne un parcours professionnel quasi parfait. « Derrière l’armure, une arrogance de façade, c’est un vrai gentil », estime l’un de ses concurrents. Diplômé de l’Edhec, fan de football et de rugby, « ce type au drive étourdissant » selon l’expression du publicitaire Benoît Schmider, démarre sa carrière chez B
ETC Euro RSCG en tant que planneur stratégique. Deux ans plus tard, en 2000, on lui confie la direction du développement de l’agence. Une ascension trop parfaite, trop lisse ? De fait, David Leclabart éprouve des fourmis dans les jambes. Et c’est avec enthousiasme qu’il se jette, en 2001, dans ce qui sera une aventure sans suite, bien que brillante : la fondation du Singe, « hot shop » créative, filiale de BETC.

Là, tout va vite, et même un peu trop vite : « Nous avons gravi les marches quatre à quatre en engrangeant Sephora, les écrans plats Sharp et Nike, en trois mois… Du coup, nous avons embauché de grosses pointures… La structure est devenue un peu lourde », explique-t-il posément dans le salon d’un grand hôtel, en sirotant un jus de pamplemousse, impeccable dans son gilet laine et cuir noir, son jean et sa chemise rayée, sa barbe de trois jours délicatement taillée et ses lunettes sages.
L’aventure dure trois ans, comme l’amour, et s’arrête, entravée notamment par la difficulté à positionner Le Singe par rapport à sa maison mère, BETC. « Et puis l’agence ne bougeait plus. » Mais l’expérience a porté ses fruits : chez Le Singe, aucun format préétabli commercial-créatif. « L’idée primait sur l’architecture des moyens », confie-t-il.

CLM-BBDO en 2004, McCann en 2010… Les directions générales se succèdent, mais ne se ressemblent pas. La dernière laissera comme un parfum d’inachevé. Assez vite en effet, David Leclabart a été happé au même poste chez TBWA. Il opine « pour Jean-Marie Dru, le savoir-faire et le côté rock qu’incarne leur filiale Chiat Day (responsable du budget Apple, NDLR) et parce que cela me plaît bien de batailler contre le duopole Publicis et Havas ». Sur sa feuille de route : le
développement de l’agence mais aussi la gestion de budgets majeurs comme McDo ou GMF. Déjà, sa blouse et ses gants l’attendent patiemment sur le comptoir McDo.

Source: www.lesechos.fr

IMMOSTAR INC | Le Madrid 2.0, déjà un impact économique majeur en région

Vendredi, 24 février 2012 |

QUÉBEC, le 23 févr. 2012 /CNW Telbec/ – Immostar est fier d’annoncer que McDonald’s et les Rôtisserie St-Hubert sont les
deux premiers partenaires-locataires du Madrid 2.0. En plus des restaurants McDonald’s et Rôtisserie St-Hubert, d’autres
partenaires-locataires seront annoncés sous peu. La réouverture du Madrid 2.0, toujours prévue pour le printemps 2012, créera d’ailleurs de nombreux
emplois dans la région.

Immostar, le promoteur et gestionnaire immobilier, a développé une solide
expertise dans le domaine des haltes routières avec de nombreuses et
récentes réalisations exceptionnelles. Citons en exemple les aires de
service de Melbourne, de Maskinongé, de St-Augustin, de Rivière
Beaudette, de Rigaud, de la Porte-du-Nord et au printemps 2012 de
Magog. Fort de cette riche expérience Immostar entend faire du Madrid 2.0 l’arrêt familial numéro un (1) de l’autoroute vingt (20) tant par son
offre de service que par son accessibilité, sa sécurité et son identité
propre.

À propos d’Immostar
Immostar, solide promoteur et gestionnaire immobilier au Québec, est spécialisé
dans le développement et la gestion d’immeubles non résidentiels,
c’est-à-dire commerciaux, industriels et à bureau. L’entreprise peut
s’appuyer sur une expertise multidisciplinaire intégrée qui inclut
l’urbanisme, l’environnement, l’architecture, l’assistance juridique,
des services de location et de vente, du personnel d’entretien et de
gestion, des services de revitalisation de sites commerciaux et de
développement durable. Pour plus d’information au sujet d’Immostar au www.immostar.ca

À propos des Restaurants McDonald’s du Canada
McDonald’s est le chef de file mondial de l’industrie de la restauration
à service rapide. Au Québec, McDonald’s du Canada et ses franchisés
détiennent et gèrent plus de 300 restaurants et emploient plus de 13
000 personnes. Plus de 80 % des restaurants McDonald’s du Québec sont
détenus et gérés par des franchisés. Pour plus de renseignements au
sujet de McDonald’s, visitez le site Web de l’entreprise au www.mcdonalds.ca.

À propos des Rôtisseries St-Hubert Ltée.
Fondée en 1951 à Montréal, les Rôtisserie St-Hubert comprend aujourd’hui
114 rôtisseries (restaurants) au Québec, en Ontario et au
Nouveau-Brunswick, qui servent plus de 35 millions de repas
annuellement grâce à plus de 10 000 employés. L’entreprise détient une
longue tradition d’innovation et s’applique constamment à satisfaire
les besoins de sa clientèle.

Renseignements :

Daniel Larocque
418-928-4523
dlarocque@immostar.ca

Source: www.newswire.ca

Quick and easy enchiladas rojas

Vendredi, 24 février 2012 |

En 2011, les franchiseurs n’ont manqué ni d’imagination ni d’audace. “Nous avons recensé près de 200 nouvelles franchises, aussi bien dans la restauration que dans les services, les fleurs, les énergies renouvelables, les loisirs, le courtage… Et, contrairement aux années précédentes, il est difficile de dégager de grandes tendances”, analyse Samuel Burner rédacteur en chef de l’Observatoire de la franchise. 

Dans le peloton de tête, on retrouve, comme tous les ans, la restauration rapide qui suscite toujours de nouvelles vocations. Telles les enseignes Boum Burger (sandwiches Halal), Manhattan’ Store (hot-dog et bagel), PeGast (sandwiches terroir) ou encore Flam Flam (flammekueches). Mais 2011 a également vu réapparaître des concepts de restauration “assise”, avec service à table. “Ils avaient disparu du paysage ces deux dernières années à cause des investissements trop importants” poursuit Samuel Burner. 

Les signes de reprise économique au premier semestre 2011 ont redonné confiance aux entrepreneurs qui ont osé se lancer sur un marché au ticket d’entrée élevé. Avec de nouveaux acteurs comme Ninkasi (brasserie avec concert), Arrêts de jeu (pub sportif), Memphis Coffee (restaurant américain), Barberousse (bar à thème) et Mamie Bigoude (crêperie) qui ont ouvert des premières unités franchisées. Reste à savoir comment ces réseaux passeront le cap de 2012 et résisteront à la tourmente économique qui frappe la France depuis l’automne 2011. 

Les enfants à la fête

Les services continuent d’attirer de nouveaux entrants. En tête de liste figurent les services aux particuliers avec des enseignes comme Cartaplac (service de carte grise et plaque d’immatriculation), Idésia (courtage en crédit), Home privilèges (aide à domicile). Fait notable, on observe, depuis quelque temps, une multiplication des concepts dédiés à la famille et aux enfants. Les aires et ateliers de jeux (Les savants Fous, Youpi’Parc, L’île aux jeux, Pim Park, Kizou Aventures) ainsi que le soutien scolaire ont fait une percée en 2011. 

Le jeune réseau Viens jouer à la maison (ateliers créatifs pour enfants), concept créé en 2008 par Camille Huyghues-Despointes, a ouvert quatre franchises et deux autres sont en cours. Parmi les nouveaux venus, Tonavenir.net créé par Sophie Laborde-Balen propose un service inédit d’orientation scolaire grâce à des solutions clés en main incluant une aide personnalisée, des tests d’orientation et des dialogues approfondis. 

Ayant déjà rallié quatre franchisés, la jeune enseigne ne demande qu’à se faire connaître: “C’est un service nouveau et méconnu, un peu comme les weddings planners (conseils en cérémonie de mariage) il y a quelques années. Mais le besoin est énorme et la demande croissante” commente la créatrice, qui exerçait auparavant le métier de podologue et compte bien s’implanter dans les grandes villes françaises. 

Toujours dans les services, on découvre des entrepreneurs astucieux qui renouvellent l’offre dans l’univers du cycle par exemple. Comme Doc’Biker, spécialisé dans la réparation rapide des motos. Ou encore Cycloville, service de vélos-taxis lancé à Lille en 2006 et en franchise depuis 2007, qui a décidé de mettre un coup d’accélérateur à son essor, avec plusieurs ouvertures annoncées, dont Lyon et Nice début 2012. 

Quant aux services aux entreprises, une dizaine de concepts ont fait leur apparition, parmi lesquels des services de conciergerie (Kiosk, Zen & bien) des activités diverses et variées comme Low Cost CE -comité d’entreprise pour les PME- , PVI (maintenance de poids lourds), planète gardiens (mise à disposition de gardiens d’immeubles), EPI (cabinet conseil pour l’emploi des personnes handicapées) ou Adequat Intérim, réseau succursaliste de la région lyonnaise qui se tourne désormais vers la franchise. 

Nouveauté… et pérennité?

Les secteurs traditionnels d’activité ne sont pas en reste. Dans la coiffure par exemple, Beauty Bubble et BeNow jouent l’innovation avec des bulles de coiffure implantées dans les centres commerciaux ou les gares. Leurs débuts en franchise semblent prometteurs. Sur le marché des fleurs, déjà dominé par des mastodontes comme Monceau Fleurs ou Oya Fleurs, de jeunes enseignes comme Carrément Fleurs et Plus de Fleurs, Plus de Bonheur ont décidé de tenter leur chance. 

La première, créée à Agen en 2006, possède déjà sept magasins dans le Sud tandis que la seconde se contente pour l’instant de deux boutiques à Valence et à Saint-Marcellin. Les tendances dans l’air du temps inspirent des enseignes comme B comme Blanc et Magic Smile qui se sont lancées sur le marché du blanchiment des dents. Tandis que la crise financière et la tempête sur l’euro ont donné des ailes aux réseaux spécialisés dans l’achat d’or (Compagnie Nationale de l’Or, Comptoir National de l’Or, Gold Services). Mais en matière de commerce, franchise ou pas, il faut se méfier des effets de mode. Nouveauté ne rime pas toujours avec pérennité. 

Source: www.lexpress.fr

Quick and easy enchiladas rojas

Jeudi, 23 février 2012 |

Jennifer Manalili, City Times
February 23, 2012
Filed under Life

My first cooking memory involves trying to make a grilled cheese sandwich in the microwave.

I grew up as an only child with a single parent after my father died when I was very young. Before high school, where I was ultimately inspired to cook by the Food Network and a little show called “30 Minute Meals,” we relied heavily on fast food and microwave dinners when my mom had no time to cook.

Luckily, I began trying out recipes and cooking became something I quickly fell in love with. Cooking is something that can be both creative and rewarding. You don’t need too much money or time to create good meals and I hope I can show you that learning can be easy too.

Living in San Diego means being surrounded by good Mexican food, but you don’t always have to go out. Here is my favorite recipe for enchiladas.

Enchilada sauce

From bread-and-honey.blogspot.com

 

1/2 cup chicken or vegetable stock

3 dried California chilies, seeded and soaked

1 clove of garlic

2 tablespoon chili powder

1 tablespoon of cumin

1 tablespoon corn starch

1-3 tablespoon of apple cider vinegar

1 8 ounce can of tomato sauce

White sugar (A few pinches if the sauce tastes too sour.)

Salt

Seed the dried chilies and soak in cool water for a few hours until pliable.

Combine all of the ingredients in a food processor or blender and blend. Taste the mixture periodically and season to taste.

Enchiladas

2-3 cups shredded chicken

(I used some leftover boiled chicken but any leftover chicken you have around will do. Rotisserie chicken from the grocery store is a great substitute.)

Shredded jack cheese

2 cups of homemade enchilada sauce

1 4 ounce can of chopped green chiles

1 2 ounce can of black olives

1 15 ounce can of black beans

1 15 ounce can of corn kernels

Cilantro

Green onions (scallions)

Cumin

Chili powder

Salt and pepper to taste

12 corn tortillas

Rinse and drain the black beans and corn. Heat a pan with 1-2 tablespoons of oil and then add the black beans and corn to the pan. Stir for about five minutes.

Add the can of green chiles and stir, let cook for another 3 minutes. Add a pinch of chopped cilantro, salt, and pepper. (Not too much. You’ll season everything again before filling the tortillas.)

Shred the chicken with two forks and add it to a large bowl. Add half of the black bean, corn, and green chile mixture to the chicken along with 1/2 cup of shredded jack cheese, 2-3 chopped scallions, 1 1/2 teaspoon of chili powder, and salt and pepper to taste.  Mix everything together and taste as you go.

Take a few tortillas at a time and wrap them in a damp paper towel and microwave them in 30-60 second intervals. This will soften the tortillas and make them easier to handle.

Spray a pan with cooking spray. Preheat the oven to 350 degrees.

Begin assembling the enchiladas. Pour enough red enchilada sauce to coat the bottom of the pan and then begin layering on top of it.

Take one tortilla and fill it with your chicken filling. Be careful not to overfill the tortilla or it will burst. Roll up the tortillas and place them seam side down in the pan. Repeat this process with the rest of the tortillas – you will probably have extra filling leftover.

Pour the extra red sauce over the enchiladas. Shred some more cheese and sprinkle it all over the enchiladas and top with the sliced olives.

Take a sheet of foil and spray one side of it with cooking spray. (The side that will be facing the enchiladas. This will keep the cheese sticking to it as it melts.) Bake for 30 minutes. Take out and remove the foil and then bake for another 5 minutes until the cheese is bubbly.

Top with chopped cilantro and scallions and serve with sour cream. Enjoy!

Source: www.sdcitytimes.com

Franchise Expo Paris mars 2012: surbooké!

Jeudi, 23 février 2012 |

Toujours plus grand, toujours plus fort! Franchise Expo Paris 2012 fait le plein avec un nombre record de plus de 400 exposants (dont une centaine de nouveaux venus) attendus entre le 18 et le 21 mars à la Porte de Versailles. 

Soixante-quinze secteurs d’activité s’exposent. Les enseignes de restauration rapide se montrent toujours très créatives, la restauration à thème sera aussi bien présente, le prêt-à-porter fait son retour avec des concepts repensés, tandis que les franchises de services visent de nouveaux créneaux. Vingt pays étrangers seront représentés, avec comme invité d’honneur, cette année, le Royaume-Uni. 

L’occasion notamment de découvrir des franchises de services au coût abordable. De nombreuses conférences techniques sont au programme. Parmi les temps forts de cette 31e édition: dimanche 18 mars, journée spéciale familles, avec des conférences sur “Entreprendre au féminin”, “Entreprendre en couple”, et un espace ludo-éducatif pour accueillir les enfants des visiteurs; lundi 19, journée sur la thématique de la reconversion; mardi 20, focus jeunes. Le 21 mars, les débats porteront sur l’évolution du commerce et le futur des centres-ville. 

Pour commander votre badge, consulter les fiches des exposants et concocter votre programme, une seule adresse: www.franchiseparis.com. 

Source: www.lexpress.fr

Un menu McDonald’s dans un cuiseur de riz ?

Jeudi, 23 février 2012 |

Certains ne reculent devant aucun affront, culinairement parlant. Tenez, par exemple, comment expliquez-vous qu’on puisse avoir l’idée de passer un menu tout droit sorti de chez McDonald’s dans un cuiseur de riz ?

On s’accordera sans doute tous à penser que les hamburgers servis chez McDonald’s sont uniques. Avec leur préparations on ne peut plus secrètes, ils dégagent une aura certaine, nous poussant à les dévorer inlassablement depuis des années. Du coup, nous serons nombreux à faire les gros yeux à la vue de la vidéo qui suit, nous présentant un menu estampillé McDo (composé d’un Big Mac, de frites et de chicken nuggets) passé un temps certain dans un
cuiseur de riz.

Et pourtant, d’après le groupe de têtes brulées ayant imaginé cette recette, il se trouverait qu’elle soit littéralement succulente. A froid, et à titre personnel, j’aurais tout de même un peu de mal à les croire, et encore un peu plus de mal à les suivre dans leur exploration culinaire. Enfin, si vous désirez tenter cette étonnante recette chez vous, sachez qu’elle vous est intégralement détaillée via le lien cité en bas d’article. Dernier point : sachez que la recette en question intègre un Coca Cola classique, versé sur la mixture, et par extension servi bien chaud, en sauce. Non vraiment, j’ai beau être matinal, j’ai (du) mal.

[rocketnews24]

Source: www.gizmodo.fr

KFC, le poulet conquérant

Jeudi, 23 février 2012 |
Guy Gras, président de la Fédération française de la franchise (FFF).

Guy Gras, président de la Fédération française de la franchise (FFF).

© DR

La franchise semble se jouer de la crise. Les réseaux poursuivent leur expansion. Selon le dernier recensement annuel effectué par la Fédération française de la franchise (FFF), et rendu public le 26 janvier 2012, le nombre de franchiseurs s’est accru de 92 nouvelles enseignes en 2011 et, dans le même temps, 3690 unités franchisées supplémentaires ont été ouvertes dans notre pays (sur un parc total de 62.000), soit une croissance de 6,3% par rapport à 2010. 

De quoi satisfaire le président de la FFF, Guy Gras, par ailleurs directeur juridique du groupe Yves Rocher: “La franchise résiste correctement dans un contexte compliqué pour le commerce et continue à se développer raisonnablement, sur des bases solides”. Mais le président de la FFF se garde de pavoiser: “Nous ne sommes pas dans une bulle!” La franchise est une modalité d’exercice du commerce -ou des prestations de services-, elle ne peut s’abstraire du contexte économique général. 

La conjoncture, le climat des affaires s’imposent à tous les entrepreneurs, aux franchisés comme aux autres. Des secteurs traditionnels pour la franchise, comme l’équipement de la personne (prêt-à-porter) ou l’équipement de la maison (ameublement, décoration) perdent globalement des points de vente depuis 2008, même si certains réseaux réussissent à tirer leur épingle du jeu en se repositionnant. Depuis 2009, l’immobilier est aussi à la peine: moins d’ouvertures, des agences qui ferment ou se regroupent. 

Cependant, comme l’indiquent les statistiques de la FFF, divers secteurs démontrent une très bonne résistance à la crise, et affichent, pour certains, une croissance ininterrompue. Tel le commerce alimentaire, un poids lourd de la franchise (40% du total des chiffres d’affaires cumulés des franchisés): il s’est enrichi en trois ans de plus de 2300 unités supplémentaires. De nombreux réseaux de distribution ont multiplié les ouvertures de surfaces moyennes ou petites, des supérettes relookées pour s’intégrer aux centres-ville et attirer les nouvelles générations de consommateurs urbains. 

Esthétique et services

Le secteur de la coiffure et de l’esthétique, où l’on compte de gros bataillons de franchisés, continue à croître régulièrement avec 472 unités supplémentaires en 2011. La restauration rapide poursuit, quant à elle, une croissance insolente: plus de 750 points de ventes supplémentaires ouverts en trois ans… Avec des chiffres moins spectaculaires, la restauration à thème continue à augmenter son parc de restaurants. 

Quant au secteur des services, dont on guette régulièrement les signes d’essoufflement ou de saturation, il poursuit sa course en avant. C’est vrai des services aux personnes, et encore plus des services aux entreprises qui se sont accrus en 2011 de 330 unités franchisées supplémentaires (sur un total de 1749) et ont enregistré 11 nouveaux franchiseurs. Selon le consultant Jean-Michel Illien du cabinet Franchise Management, le secteur du B to B (Business to Business) devrait offrir à la franchise de belles opportunités de développement à l’avenir: activités de maintenance, de recyclage, de gardiennage, dans les ressources humaines… 

Des activités surfent sur la crise ou en profitent. Telles les franchises d’entretien/réparation automobile: on garde sa voiture plus longtemps et on recherche les meilleurs tarifs de services. Le secteur des services automobile a enregistré un nombre record d’ouvertures d’unités franchisées en 2011: 1180. 

De nouveaux points de vente se sont ouverts en 2011 dans la restauration rapide, le commerce alimentaire, la réparation auto...

De nouveaux points de vente se sont ouverts en 2011 dans la restauration rapide, le commerce alimentaire, la réparation auto…

L’Express

Transfert de savoir-faire

Autre exemple dans la restauration à thème: La Pataterie, enseigne née modestement à Brive en 1996, est aujourd’hui en pleine croissance. Pour son directeur général, Alexandre Maizoué, “la crise a été pour nous un formidable accélérateur”. Le réseau, avec ses formules à petits prix, en a même fait un argument depuis 2009: “A manger des patates pendant la crise, autant qu’elles soient bonnes!” L’enseigne multiplie les ouvertures et vise les 300 restaurants en 2017 (120 aujourd’hui)! Et le vivier des futurs franchisés ne tarit pas: “Nous recevons de 50 à 80 candidatures par mois”, précise Alexandre Maizoué. 

Selon Guy Gras, la franchise est un système “parfaitement dimensionné pour apporter des réponses dans une période compliquée. Ce qui est propre à la franchise, souligne-t-il, ce sont les notions de réseau et de partenariat: on est plus fort à plusieurs que lorsqu’on est un commerçant isolé.” Le président de la FFF rappelle les trois atouts fondamentaux de la franchise mis en lumière par des travaux universitaires [1]: “le transfert d’un savoir-faire apportant au franchisé un avantage concurrentiel; le dialogue et la concertation au sein du réseau; l’intelligence collective.” Soit un système “gagnant-gagnant.” Ce que confirme Benoît Ganem, président de Flora Nova (enseignes Le Jardin des Fleurs et Oya Fleurs): “notre métier de franchiseur est de faire gagner le réseau pour que le franchisé soit gagnant.” 

Se référant à l’enquête annuelle du CSA [2], Guy Gras met en avant le fait que le chiffre d’affaires médian par franchisé a continué de progresser en 2011 (520.000 euros contre 510.000 euros en 2010) ainsi que le revenu net annuel moyen déclaré par un franchisé: 35.000 euros contre 33 200 en 2010. Si bien que, selon cette enquête, 63% des franchisés jugent “leur rémunération meilleure que celle d’un salarié” et 55% d’entre eux estiment “mieux gagner leur vie qu’un commerçant isolé” 

Pointe vente en hausse

Parallèlement, le président de la FFF note que “les points de vente en franchise se sont étoffés, employant en moyenne 9 salariés en 2011 contre 7 salariés en 2010.” Il n’empêche que franchiseurs et franchisés abordent une année 2012 lourde d’incertitudes, avec des prévisions économiques peu encourageantes pour la France (entre 0 et 0,5% de croissance selon les différents instituts de conjoncture), une consommation atone, sur fond de hausse du chômage et de stagnation du pouvoir d’achat… Et qui plus est, une année électorale. 

L’Express

Dans un tel contexte, les réseaux vont devoir faire preuve d’une très grande capacité d’adaptation et d’innovation. “Nous devons trouver des modèles économiques différents du passé, il faut nous renouveler, imaginer de nouveaux concepts, des formats différents; nous devons être meilleurs que la concurrence”, argumente Jean-Luc Bret, le président fondateur de La Croissanterie et président de la Fédération Procos qui regroupe quelque 240 enseignes du commerce spécialisé, dont certaines opèrent en franchise. 

Avec les adhérents de sa fédération, Jean-Luc Bret a identifié trois axes de progrès pour faire face à la crise: “Renforcer la formation du personnel; miser sur la qualité de l’accueil, la dimension humaine du magasin, pour faire venir le consommateur dans nos enseignes; proposer des produits innovants, originaux apportant une valeur ajoutée différente, car le client consomme différemment, il recherche des produits ayant une image, une qualité, une valeur supplémentaire, bref qui lui apportent un plus”. 

Le commerce sous enseigne ne manque pas de ressort et se montre toujours très créatif. Tous les ans, apparaissent de nouveaux franchiseurs sur le marché, que ce soit dans des secteurs classiques comme la coiffure ou la restauration, ou bien sur des niches comme l’orientation scolaire ou les services aux PME. Samuel Burner, le rédacteur en chef de l’Observatoire de la franchise, remarque que près de 200 nouveaux concepts se sont enregistrés sur son site en 2011. 

De même que le Salon Franchise Expo 2012 (18-21 mars) mobilise plus de 400 exposants en quête de partenaires pour étendre leurs réseaux. Pour le commerce de “chaîne” ou en réseau, le développement est un impératif: il s’agit de ne pas perdre de parts de marché face à la concurrence, et si possible, de lui en prendre. Ce que confirme Jean-Luc Bret: “Nous les enseignes, nous ne pouvons pas nous arrêter de croître!” 

Un défi pas facile dans une conjoncture pleine d’incertitudes. Et les franchiseurs ont, dans ce contexte, une responsabilité d’autant plus lourde dans le recrutement de leurs futurs partenaires franchisés. Il ne faudrait pas les envoyer sur un champ de mines, la fleur au fusil… 

Dynamique de mouvement

“Nous ne pouvons pas attendre que l’orage passe, nous répond Guy Gras. Nous devons nous inscrire dans une dynamique de mouvement plutôt que dans l’attentisme et l’immobilisme. Nous devons inventer de nouveaux formats, repenser les concepts, les business-models, développer le service, l’accueil, nous adapter, ouvrir le commerce aux TIC…” Ainsi le groupe Yves Rocher réfléchit-il à un magasin sur un format adapté à des zones de chalandise plus restreintes, avec un modèle économique fonctionnant sur un chiffre d’affaires trois fois moins important que le CA moyen habituel. Mais, comme le souligne l’enquête annuelle sur la franchise [2], les deux principaux freins à l’expansion des réseaux de franchise demeurent “le prix et la rareté des emplacements, et le financement.”  

En matière d’immobilier professionnel, Procos s’inquiète du fait que “depuis plus de quinze ans, les loyers commerciaux progressent à un rythme plus rapide que celui des chiffres d’affaires.” Côté financement, avec la tourmente financière internationale et la crise des dettes souveraines, les banques sont beaucoup plus prudentes dans la distribution de crédits aux PME, d’autant que des règles prudentielles strictes les y enjoignent. Même si elles sont davantage enclines à financer une franchise qu’une création d’entreprise ex-nihilo, il y a fort à parier qu’elles vont se concentrer sur les projets les plus solides, en exigeant des garanties tangibles. 

Parmi les critères déterminants: un niveau élevé de fonds propres, de bonnes perspectives de rentabilité, la personnalité et les références du futur franchisé, la notoriété et la “surface” financière de la tête de réseau, et aussi des cautions… Les franchiseurs qui affichent de grandes ambitions de développement ont intérêt à aider leurs futurs franchisés à présenter un business plan réaliste, intégrant bien les aléas de la conjoncture actuelle. Outre ces deux contraintes, le monde de la franchise doit aussi s’adapter à l’essor fulgurant du commerce en ligne qui chamboule les règles d’exclusivité territoriale. 

Miser sur Internet

D’ores et déjà, 39% des réseaux disent disposer d’un site Internet marchand [2]. Guy Gras se montre confiant dans la capacité des réseaux à “marier” magasin et Internet : “créer une synergie entre Internet et le point de vente, c’est le moyen d’aller plus vite pour nous développer.” Aux enseignes de trouver une clé de répartition équitable du cybercommerce entre la tête de réseau et les franchisés. Il semblerait que de plus en plus de contrats de franchise incluent des clauses spécifiques au commerce électronique. 

Pour Rozenn Perrigot, universitaire, spécialiste de la franchise et consultante, à condition de s’appuyer sur le dialogue et la transparence, Internet apportera des ventes additionnelles au réseau: “il revient au franchiseur d’impliquer ses franchisés dans la mise en place de la stratégie Internet, avec une logique de rémunération gagnant-gagnant.” 

Alors que l’on dit le consommateur de plus en plus zappeur, inconstant, contradictoire, les enseignes ont intérêt à cultiver leurs points forts, en travaillant leur offre en ligne comme en améliorant l’attractivité du magasin “physique”: sourire, accueil, écoute, service, conseils, bienveillance, fiabilité, constituent plus que jamais des éléments de différenciation. Or la franchise qui revendique d’abord sa dimension humaine et relationnelle, n’est pas la plus mal placée pour apporter ce “plus” qu’attend le client. Aux franchiseurs de savoir stimuler et entretenir leur principal atout: la motivation de leurs partenaires franchisés. 

[1] “La capacité de réactivité des réseaux de franchise en contexte de crise”, Laboratoire de recherche CRET-LOG, Université de la Méditerranée, Entretiens de la franchise 2010, compte-rendu consultable sur le site de la FFF 

[2] 8e édition de l’enquête annuelle de la franchise réalisée en 2011 par l’Institut CSA pour la Banque Populaire, la FFF et le Figaro économie auprès de 409 franchisés, 156 franchiseurs et d’un panel de 1006 personnes de plus de 18 ans, représentatif de la population française. 

Source: www.lexpress.fr

KFC, le poulet conquérant

Jeudi, 23 février 2012 |

C’est dans une station-service de Corbin, dans le Kentucky, qu’est né le premier restaurant KFC (Kentucky Fried Chicken) dans les années 1930. A partir d’une recette de poulet pané (un mélange de onze herbes et épices) concoctée par le Colonel Sanders qui est resté l’emblème de KFC. Mais l’enseigne de restauration rapide a largement dépassé les frontières du Midwest américain.  

Avec 17.000 restaurants dans 110 pays à travers le monde, la société se développe au rythme de trois ouvertures par jour, portée par le groupe Yum!, leader mondial de la restauration rapide (au total 38.000 restaurants, dont 80% en franchise, sous les enseignes KFC, Pizza Hut et Taco Bell.) 

“Nous avons deux métiers, commente Gilles Boerhinger, vice-président développement et franchise de KFC France et Espagne: la restauration et la franchise.”  

En France, les premiers pas de KFC ont été timides: “Entre 2000 et 2005, nous avons pris le temps d’adapter le concept au marché français”. Les recettes spécialement conçues dans l’Hexagone, dont le “Brazier” (poulet mariné cuit au four), représentent désormais 50% de la carte. C’est à partir de 2005 que KFC lance réellement son développement et passe le cap des 100 restaurants en 2010. L’enseigne en compte aujourd’hui 136, dont seulement 58 franchises pour 78 succursales.  

Doubler la taille du réseau par la franchise

“Notre ambition est désormais de doubler la taille du réseau par la franchise, en recrutant de nouveaux partenaires et en accompagnant les franchisés souhaitant ouvrir un autre restaurant”, explique Gilles Boerhinger. De fait, chaque franchisé (28 en tout) exploite en moyenne un peu plus de deux restaurants ce qui, à raison de 50 à 70 salariés par unité, représente de bonnes grosses PME de 100 à 140 salariés.  

Les candidats à la franchise doivent donc avoir des qualités managériales aussi solides que leur compte en banque: l’ouverture d’un restaurant représentant un investissement de 1,8 à 2,2 millions d’euros hors immobilier, le franchisé doit disposer d’au moins 700.000 euros d’apport personnel.  

Pour accélérer son développement avec des partenaires n’ayant “que” 200.000 euros d’apport personnel, KFC a mis au point une formule de location-gérance: l’enseigne trouve l’emplacement et construit le restaurant; le partenaire finance environ 850.000 euros d’investissements (équipement, mobilier, informatique). Quant aux collaborateurs du groupe ayant fait leurs preuves en tant qu’équipiers, managers puis superviseurs, ils peuvent intégrer la “pépinière KFC”: un tremplin pour devenir franchisé avec 105.000 euros d’apport. De quoi passer, comme prévu, le cap des 250 restaurants en 2015. 

Coup de coeur de l’enseigne étrangère en France

Le prix récompense l’implantation réussie d’une enseigne étrangère en France, en termes d’originalité, de réponse aux besoins du marché français, dans un souci de développement pérenne, avec une bonne implication des franchisés français.  

Enseignes sélectionnées pour le Coup de coeur de l’enseigne étrangère en France: 

Autosmart 

BoConcept 

Century 21 

Ecowash Esprit 

KFC: lauréat 

Lush 

Mango 

Mc Do 

Subway 

7camicie 

WSI  

Source: www.lexpress.fr

"Un bon commerçant est un comédien sincère"

Jeudi, 23 février 2012 |

Quel regard portez-vous sur la franchise?

C’est est un système moderne, adapté à notre époque. C’est une façon extrêmement intelligente de se développer plus rapidement sur le territoire. Le franchiseur mobilise moins de capitaux propres. Il peut aussi investir des marchés géographiques éloignés de son siège social, où il lui serait difficile de superviser une succursale. Le consommateur, pour sa part, recherche des marques et des enseignes qui le rassurent. Quant au franchisé, il apprend et se développe lui aussi plus vite, grâce à l’expérience accumulée par le réseau. 

Pour parler du domaine que je connais le mieux, j’admire les restaurateurs qui, de nos jours, se lancent en solo: ils n’imaginent effectivement pas les quantités de difficultés qu’ils auront à affronter. L’inflation des contraintes techniques, administratives et réglementaires (obligations sociales, sanitaires, normes…) qui pèsent sur notre métier fait qu’un entrepreneur a aujourd’hui intérêt à se faire accompagner par un réseau. 

Quelles sont les qualités d’un bon franchiseur?

C’est avant tout un franchiseur qui exploite lui-même son concept, notamment dans des succursales. Car si vous voulez être crédible, il faut que vous connaissiez les fondamentaux de votre métier et que vous sachiez le faire évoluer. Le sens du dialogue avec les franchisés est également primordial: à partir d’une initiative d’un membre du réseau, le franchiseur retravaille, normalise et codifie l’idée, pour la dupliquer au sein de l’enseigne. 

Un exemple? L’un de nos franchisés a ouvert en 2011 un restaurant Courtepaille dans un format plus réduit (120 à 130 places), dans le centre-ville de Caen. Nous avons travaillé ensemble sur l’aménagement de cette unité, sur le décor, et je suis certain que cette initiative va désormais faire école dans d’autres villes. 

Et quel est le secret des franchisés les plus performants?

La réussite dépend d’abord de la capacité à gérer les ressources humaines. Le franchisé doit avoir le souci de développer les compétences de son équipe. Si un futur franchisé n’a pas ça dans les gènes, je lui recommande de suivre des cours de management ainsi qu’une formation en gestion des conflits -car la clientèle, elle aussi, est devenue plus difficile. L’autre qualité clé, c’est d’être un commerçant à l’écoute de ses clients, animé par le désir de les satisfaire. Dans nos métiers, vous devez être aussi comédien: avant d’entrer en scène, laissez vos soucis à la porte de votre point de vente, et jouez… avec sincérité! On ne peut pas tricher, le client le ressent. 

C’est encore plus vrai en cette période de crise. Plus que jamais, les petites attentions vis-à-vis de la clientèle font la différence. Il ne s’agit pas forcément de cadeaux matériels, mais plutôt du temps pris pour accueillir le client, discuter avec lui, le reconnaître. Une petite attention supplémentaire de ce genre, c’est un point de fidélité en plus. À l’heure des serveurs vocaux et des commandes sur Internet, il faut capitaliser sur les relations humaines! 

Comment jugez-vous la conjoncture dans votre secteur?

L’année 2011 avait très bien commencé dans la restauration, avec une reprise au premier semestre propice à la consommation. Mais à partir d’août, nous avons noté un revirement, qui s’est accéléré au cours des mois suivants. La crise de l’endettement public, et son lot de discours anxiogènes, a affolé les marchés, mais aussi les consommateurs. Pour 2012, il est très difficile de faire des prévisions. De façon générale, les consommateurs vont être confrontés à une baisse de leur pouvoir d’achat. 

Ceci dit, vu la baisse des gros achats d’équipements (automobile, hi-fi, téléphonie…), on peut espérer un impact favorable sur des dépenses moins importantes. On a vu que les Français n’avaient pas restreint leurs dépenses de Noël. Dans un contexte morose, on pourrait donc fort bien observer en 2012 des phénomènes de compensation: les consommateurs s’infligeant des restrictions sur certains postes budgétaires mais se faisant plaisir avec d’autres dépenses, comme aller au restaurant par exemple. 

Que pensez-vous de l’augmentation de la TVA?

Dans la restauration, le taux de TVA a été unifié au taux de 5,5 % en juillet 2009 pour tous les établissements, ce qui a rétabli le principe d’équité fiscale entre restauration rapide et restauration traditionnelle, conformément à ce que nous réclamions. Auparavant, il y avait un taux réduit de TVA à 5,5% pour les ventes à emporter et le taux normal à 19,6% pour les ventes sur place, mais qui n’avait plus aucun sens: le service au volant était taxé à 5,5% alors que le service à table était taxé à 19,6%! 

Nous déplorons le relèvement du taux de TVA à 7% intervenu le 1er janvier 2012. Ceci dit, dans la restauration, cette hausse ne devrait pas avoir de conséquences significatives. Chez Courtepaille par exemple, le ticket moyen se situant entre 15 et 20 euros, ce surcoût de la TVA représente environ 25 centimes. Cela ne devrait pas nous pénaliser. 

Quels conseils donnez-vous aux franchisés pour faire face à la crise?

Il faut redoubler d’efforts sur l’accueil, sur l’attention portée à la clientèle, renforcer la publicité locale et développer les actions commerciales. 

La franchise est aussi un excellent moyen d’attirer des clients qui ont aujourd’hui besoin d’être rassurés par des marques, dont les tarifs, la qualité et le service sont connus. Preuve de cette confiance accordée aux grandes enseignes: sur 120.000 établissements de restauration commerciale, seuls 5000 restaurants appartiennent aujourd’hui à des chaînes, mais celles-ci détiennent 20% de parts de marché! Les chaînes ont donc de l’avenir! 

Vous êtes président d’honneur du SNRTC (syndicat national de la restauration thématique et commerciale) et du SNARR (syndicat national de l’alimentation et de la restauration rapide). Comment avez-vous vu évoluer le secteur de la restauration ces dernières années?

L’offre de restauration commerciale hors domicile s’est considérablement diversifiée depuis une quinzaine d’années: elle est protéiforme, et très créative. Les schémas classiques distinguant service rapide et restauration à table ont volé en éclats. Les modèles se mélangent, s’interpénètrent de plus en plus. Aujourd’hui, les fast-foods, comme McDonald’s, s’intéressent au service à table; à l’inverse, les acteurs plus traditionnels proposent davantage de formules rapides afin de répondre à la demande des consommateurs. 

On voit aussi arriver sur le marché de nouveaux acteurs dont le métier principal n’est pas la restauration: cafétérias Ikea et Alinéa, corners de la grande distribution, vente de produits alimentaires dans les stations-service des grands pétroliers… La restauration est un secteur extrêmement concurrentiel, consommateur de capitaux, mais avec des marges nettes faibles: nos restaurants dégagent environ 3% de résultat net, soit 45 centimes par repas sur une addition moyenne de 15 euros… 

Et, selon vous, quelles sont les conditions pour réussir lorsqu’on se lance?

J’observe trois grandes tendances. Premièrement, il vaut mieux miser sur des concepts fédérateurs, rassurants, en réaction aux incertitudes de la conjoncture et de la mondialisation. Deuxièmement, veiller à la rapidité du service : le client souhaite un temps maîtrisé. Il peut par exemple avoir envie de prendre son temps pour manger, mais il ne veut en aucun cas se voir imposer une attente due à une lenteur dans le service. 

Enfin, il faut surveiller ses prix, surtout si l’on cible les achats d’impulsion: le tarif doit être accessible pour que le client soit encouragé à venir et à revenir. La guerre des prix fera certes des victimes. Mais elle peut aussi avoir des effets bénéfiques. Plus les tarifs seront bas, plus les clients seront incités à consommer. Ce que les chefs d’entreprise perdront peut-être en termes de marges, ils le regagneront sur le plan de la fréquentation. 

Qu’est-ce qui fait le succès d’un concept en franchise?

La notoriété de la marque et l’emplacement sont les deux facteurs clés de succès. Face à une concurrence qui s’est accrue, une enseigne doit également être clairement identifiable. Courtepaille est le plus ancien réseau français de restauration: à l’approche de nos cinquante ans, nous avons engagé une réflexion avec l’agence Dragon Rouge pour travailler sur notre image. Les études nous montraient, en effet, que les consommateurs nous connaissaient mais qu’ils éprouvaient des difficultés à qualifier notre offre. Nous devions nous renouveler et revitaliser notre marque. 

Nous avons joué la carte néoclassique et nostalgique, celle de l’insouciance des années 1960, notamment dans le décor. Nos collaborateurs sont désormais vêtus de tabliers. Et nous avons créé le titre de “maître de maison”, un véritable repère pour nos clients, qui savent ainsi à qui ils peuvent s’adresser en cas de souci. Enfin, la carte revisite notre patrimoine culinaire : tout au long de l’année, nous remettons à l’honneur les recettes locales d’autrefois et les soupes de grand-mère. Ce sont des produits sur lesquels nous avons une légitimité. Ils correspondent aussi à une certaine forme de modernité, soucieuse de diététique. En un mot, une enseigne a toujours intérêt à se moderniser en retravaillant ses fondamentaux. 

Source: www.lexpress.fr

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Jeudi, 23 février 2012 |

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A Propos

J’ai collaboré avec la Société MCDONALD’S ® (plus communément appelée MCDo) en tant que Franchisé pendant 9 ans sans problème et c’est en 1 997 que les difficultés ont commencé. A partir de là l’esprit de partenariat qui devait être la règle dans notre contrat s’est détérioré et que le conflit a commencé.
J’ai décidé de diffuser au fur et à mesure l’intégralité des documents de ce procès mais je ne porterai aucun commentaire sur l’évolution de la situation.
Bernard COLLORAFI.


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